La lecture biblique du jour

S’inscrire comme lecteur.trice


Lundi 30 mars 2020. Matthieu 22/1-14. Lecteur Josué  Rakotonirainy

 L’Evangile est une invitation. Invitation à ouvrir son cœur, invitation à répondre aux appels que nous recevons, invitation à savoir discerner l’essentiel de l’accessoire. Invitation à reconnaître Jésus-Christ comme Seigneur.  Les premiers invités ( le peuple d’Israël) n’ont pas tous voulu répondre à cette invitation et l’invitation s’est faite plus large. Nous l’avons reçue. L’Evangile n’est-il pas plus précieux et important que nos champs et nos entreprises? Alors l’invitation se fait plus large encore: les boiteux, les estropiés ,les aveugles, les SDF, les démunis de carte de séjour sont les bienvenus aux noces.
Exhortation à ce que notre Église ne soit pas seulement une Église de transmission mais une Église de témoins qui lance ses filets en eau profonde.  Hervé Gantz


Dimanche 29 mars 2020  Hervé Gantz  Culte du dimanche (cliquer)


Samedi  28 mars 2020     Matthieu 21/23-32  Lectrice Isabelle Heritier

Les prêtres cherchent à piéger une nouvelle fois Jésus …et se retrouvent pris à leur propre piège…Jésus choisit de ne pas rentrer dans la controverse et conditionne sa propre réponse à leur réponse à une question…pour le moins embarrassante….Il maîtrise à son tour la rhétorique dont les grands prêtres usaient fréquemment pour démontrer qu’il n’était pas le Messie et que son autorité, son pouvoir, ses  miracles ne venaient pas de Dieu.

Avant de répondre, ces derniers font le calcul que les 2 réponses vont leur attirer des ennuis, alors ils préfèrent répondre “Nous ne savons pas”.

Par cette question Jésus renvoie les grands prêtres à leur attitude vis à vis de Jean le Baptiste qui prêchait le salut dans le désert de Judée : « Convertissez vous, le règne de Dieu est proche, changez de vie”

Les foules ont cru et se sont fait baptiser.

Les grands prêtres se sont sentis menacés car la prédication de Jean remettait en cause ce pouvoir qui ne leur vient pas de Dieu, comme ils le prétendent, mais qu’ils se sont arrogé, et qu’ils ne veulent lâcher pour rien au monde.

Ouf Jean est mort décapité…mais voilà  maintenant  que  ce Jesus  qui guérit, fait des miracles, et enseigne  en  toute autorité, il faut absolument prouver que cette  autorité  nevient  pas de Dieu. Soit  il se l’est arrogée, soit elle lui vient du Diable…

Pour reconnaître en Jésus Celui en qui Dieu a placé tout pouvoir et toute autorité’ il faudrait que les chefs des prêtres et des scribes renoncent à eux mêmes, à leur statut dans la société, à leur richesse,  aux privilèges, au pouvoir qu’ils ont sur les gens… pour  confier leur être et leur vie à Dieu qui accueille les pauvres  et les petits.

Pour reconnaître en Jésus le Dieu qui vient à notre rencontre, il faut que nous renoncions à nous crisper sur nos privilèges, sur notre savoir, nos assurances, sur notre « Toute Puissance » et que nous acceptions de changer nos cœurs pour accueillir Celui qui nous appelle à lui faire totalement confiance.  Isabelle Héritier.

Chant “Prends tout Seigneur”. 



Vendredi 27 mars 2020
Matthieu 21/1-22 Lectrice Françoise Deransart

Les rues de Jérusalem se sont remplies de la foule qui accompagne Jésus. Ils accueillent leur roi tant attendu, celui qui va les délivrer de l’occupant romain….Ce roi qu’ils livreront sous peu à ce même occupant….

Les rues de nos villes se sont vidées. Nous accueillons un ennemi aussi invisible que terrible, celui qui va détruire des couples, des familles, des entreprises,…. Cet ennemi qui instillerait le doute dans notre foi…. Où est Dieu dans ce cataclysme comme dans tant d’autres ? Là où certains disent autour de nous que Dieu est absent, qu’il punit nos errements… qu’il a déserté le monde, gardons les yeux de la foi grands ouverts !

Après cette entrée triomphale dans Jérusalem, Jésus entre dans le temple, renverse les tables des marchands, redonne à ce lieu sa vocation de maison de prière et d’action de grâce.

Gardons les yeux de la foi grands ouverts et prions le Seigneur en toutes circonstances ! Il est entré dans nos vies y compris là où notre prière même semble vaine…  Il est là, présent, mystérieusement vivant par notre foi…. Notre foi, plus que jamais, doit être porteuse de fruits et non de seules feuilles, aussi belles soient-elles comme celles du figuier stérile !

En ce temps de commune épreuve pour nos familles, nos communautés, notre pays, notre humanité,   « ayons la foi, n’hésitons pas », soyons confiants dans la Grâce de Dieu, demandons à l’Esprit de nous porter, afin que, d’une façon ou d’une autre, nous fassions fructifier les fruits de l’Esprit : «l‘ amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi ». Galates 5 verset 22 … Nous participerons ainsi à vaincre l’épidémie, « à déplacer cette montagne », à rester en lien avec nos prochains.   Françoise Deransart



Jeudi 26 mars 2020
.: Matthieu 20/17-34.
Lecteur Bertrand Missemer

Quand je lis la Bible, disons plutôt un passage de la Bible comme celui d’aujourd’hui, je lis le texte une première fois. J’essaie de trouver la « leçon » qui s’en dégage. Parfois, c’est assez évident. Parfois, un peu moins, et de temps en temps ça reste obscur.

1ère étape donc : est-ce que vous avez trouvé la « leçon » ? Probable…

Alors cochez dans la case suivante la bonne réponse :

○ la « femme de Zébédée » a compris que Jésus ressuscité deviendrait roi

○ Jésus sera roi mais n’aura pas les pleins pouvoirs, c’est son Père

○ le royaume instauré par Jésus ressemble à un non-royaume

J’aurais pu suggérer encore beaucoup d’autres cases, tant ce texte amène à se poser des questions. Et dans notre situation, nous disposons de temps pour méditer, réfléchir, sans se précipiter. Autant l’avouer, il n’y a pas de bonne réponse façon quiz.

Alors, je relis de nouveau ce texte qui m’apparaît comme un puzzle, écrit (ça nous le savons) non pas comme une prophétie avant la Passion mais comme un texte lu après la résurrection du Christ et qui permet de lire ce texte comme un récit d’anticipation. [C’est comme si une fois la situation de pandémie passée, nous écrivions, sachant l’issue heureuse, comment nous allions aborder cette épreuve « tout ce que nous avons traversé, c’était pour nous permettre de changer telle et telle chose qui était d’un monde ancien et révolu. »].

C’est cela que je retiens, plus que les commentaires classiques, tout à fait justes. Ces commentaires disent que le Roi espéré et attendu, un Messie puissant ne viendra pas réaliser leurs désirs. Dans quelques jours, Jésus, les disciples, le groupe dont fait partie la femme de Zébédée, le verront entrer non pas sur un cheval de guerre mais sur un ânon. Nos rêves de royaume grandiose s’estomperont comme ceux de Jacques et Jean, les fils de Zébédée et de cette mère dont nous ne connaissons pas le prénom. C’est au côté de 2 brigands que Jésus va mourir en croix. Il sera déposé dans un tombeau. Est-ce que tout sera fini pour autant ?   François Dietz.


Mercredi 25 mars 2020. Matthieu 20/1-16.Lecteur Josué Rakotonirainy

Sola Gratia : la grâce seule.C’est l’un des piliers du protestantisme. Notre vie et notre Salut dépendent de  la seule seule bonne inclination de Dieu pour nous. Or voici que dans cette parabole il nous est affirmé que Dieu est bon et que chacun reçoit un juste salaire indépendamment du nombre d’heures travaillées. Nous ne sommes donc pas justifies par notre labeur mais par la seule bienveillance divine.

Pourtant les ouvriers qui reçoivent salaire se sont tous mis dans la condition de le recevoir :les premiers comme les derniers. Sola fide : la foi seule. Deuxième pilier du protestantisme. C’est l’inclinaison de cœur qui nous donne le désir de recevoir ce qu’il nous faut pour vivre : le pardon et l’amour de Dieu.

Nous ne pourrions recevoir cette bonne nouvelle sans la lecture des textes bibliques : Sola Scriptura. Le troisième pilier du protestantisme. Un encouragement a lire ou écouter le texte du jour.     Herve Gantz 
Priere
Seigneur, 
Je ne crains rien aujourd’hui.
Aucun danger, car tu es mon bouclier. 
Aucune perte, car tout t’appartient. 
Aucune souffrance, car tu m’aides à la surmonter. 
Aucune déception, car tu veux me donner mieux. 
Aucun ennemi, car il est aussi aimé de toi.  
Aucune difficulté, car tu m’aides à faire face. »

Communauté de Pomeyrol     



Mardi  24 mars 2020     Matthieu 19/16-30 Lectrice  Julie Marie Monge

Il est touchant cet homme riche, il se rend compte qu’avoir des biens ne suffit pas et demande à Jésus ce qu’il faut faire pour avoir la vie éternelle ; d’ailleurs Marc, dans le texte parallèle (Mc 10, 17-31) écrit : « Jésus le regarda et l’aima. » 

Mais cet homme est enfermé dans « l’avoir ». On peut remarquer que Jésus ne reprend pas ces termes-là, il ne lui dit pas : « Si tu veux avoir la vie éternelle … » mais « si tu veux entrer dans la vie… » et plus loin, à deux reprises il parlera d’entrer dans le Royaume de Dieu.

Plutôt que d’être dans l’accaparement, dans ce besoin de posséder, ces paroles de Jésus nous invitent à être dans le mouvement, dans le désir, et cela est possible même dans une période de confinement, mais pas par notre propre volonté nous dit Jésus : «  pour les humains, c’est impossible mais pour Dieu tout est possible. »

“et à celui qui veille sur sa voie, je ferai voir le salut de Dieu”  fin du psaume 50    J.M.Monge

 



Lundi 23 mars 2020. Matthieu 19/1-15. Lecteur Bertrand Missemer.

Les pasteurs (ou les laïcs) qui accompagnent des couples en vue de la bénédiction religieuse de leur mariage voient souvent les couples choisir ce texte dans le maigre choix des textes bibliques que nous pouvons proposer. Car ce n’est pas une question majeure dans les récits bibliques.

Mais néanmoins, ce choix est parfois redoutable car nous savons qu’aujourd’hui, les couples s’engagent dans un mariage autrement que ne le faisaient nos grands-parents et la plupart de nos parents. On peut résumer l’air du temps ainsi : « oui à la fidélité  mais si… »

Jésus n’était pas un moraliste. Et dans le piège que les pharisiens lui tendent, Jésus, comme à son habitude, esquive la réponse, mais en se référant à la tradition du deutéronome (Dt 24), invite ses interlocuteurs à visiter leurs agissements envers leurs épouses. Jésus annonce qu’un mari ne peut répudier pour un oui pour un non son épouse (elle ne fait pas bien la cuisine, le ménage,… Eh oui à cette époque l’épouse est une esclave déguisée… Ou parce qu’elle n’est pas aussi belle qu’une autre : n’oublions pas que ce sont les parents qui organisent les mariages). Et si l’on ajoute qu’à cette époque la polygamie masculine est en vigueur, n’en tirons pas des règles pour aujourd’hui. Et même les exégètes buttent sur ce verset « C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes. »

Ce qui est clair, c’est qu’avec cette réponse, dans le non-dit mais que comprennent très bien ses interlocuteurs, il se place du côté des femmes répudiées qui, le plus souvent, ne retrouvent pas d’autre mari et doivent retourner auprès de leurs parents.

Pour une fois, je suis heureux que les personnes qui proposent les séquences bibliques quotidiennes aient cru bon de rajouter à cette controverse sur le mariage ces trois derniers versets sur les petits enfants (verset 13 à la fin) qui sont évidemment un nouvel épisode distinct de cette controverse sur le mariage. Je vais vite pour dire qu’on peut le comprendre au moins de 3 façons :

  • les petits enfants n’ont aucun droit (même si nous connaissons tous des histoires savoureuses d’une mère juive envers son fils qui est un « enfant roi ». Ce sont donc ces petits sans droit à qui le Royaume de Dieu est (principalement) promis.
  • D’où pour certains, dans ce contexte, de souligner que les petits enfants n’ont qu’un devoir : celui d’obéir. Obéir à Dieu est la porte d’entrée du Royaume.
  • Enfin, et c’est celle-ci que je privilégie, un petit enfant, à condition de vivre dans un foyer où les mots Amour, Bienveillance, … ont leur place, ces petits enfants vivent non pas dans la contrainte mais dans la confiance. Ils savent que leurs parents leur prodiguent le meilleur. Dans ces familles pas besoin de rajouter le mot de bénédiction. Elle se vit à chaque instant.   François Dietz

Dimanche. 22 mars 2020. Jean 9/1-41. Lectrice  Laurence Largillier

 

La piscine de Siloé

 Quel homme. Je suis émerveillé par la foi l’humour et  l’intelligence du héros de cette pericope Avec en plus une pointe d’ironie qui n’est pas pour me déplaire.  Ce sont les armes qu’utilisent donc cet aveugle de naissance guéri par Jesus alors que les pharisiens l’interrogent. On se croirait dans le cadre d’un procès stalinien  au cours duquel une seule chose ne doit pas être dite : la vérité. Alors  il les provoque avec humour :  « Pourquoi voulez vous m’entendre encore, voulez vous être ses disciples ? (v27). La vérité est pourtant la suivante, cet homme était aveugle et maintenant il voit.

Tout a commencé par une rencontre personnelle avec Jesus, un contact intime, de la boue et  de la salive échangées. Heureux temps où l’on pouvait encore se toucher. Tout finit par une nouvelle rencontre personnelle. Jesus vient prendre soin de celui qu’il a rendu « voyant » des yeux mais pas encore du cœur.  Une conversation courte mais intense s’engage : « Crois tu au Fils de Dieu ? »-« Et qui est il Seigneur ? »-« Tu l’as vu celui qui te parle c’est lui »-« Je crois Seigneur » (v35-38)

Entre la guérison physique et la confession de foi finale, entre le miracle  et l’adhésion du cœur un temps a été nécessaire. Le temps du procès qui est à la foi un temps d’épreuve et un temps de témoignage. Ce n’est pas sans rappeler le temps d’épreuve de Jesus dans le désert. Il nous faut entendre qu’être chrétien c’est devoir aussi affronter  des temps d’épreuves qui se révèlent être pour nous aussi des temps d’édification et de témoignage. Ce confinement qui nous est imposé est de cette nature. Un temps  d’épreuves (maladie, inquiétude, isolement, lassitude,….) mais aussi un temps qui peut devenir riche de spiritualité.  Puissions nous sortir de ce temps en confessant comme cet homme ayant retrouvé la juste vue sur notre monde :  « Je crois ».  Hervé Gantz



Samedi 21 mars 2020. Matthieu 18/1-30.Lectrice  Isabelle Héritier

Cet enseignement de Jésus à ses disciples aborde le sujet de l’Eglise et traite de nombreux thèmes comme les caractères de ceux du Royaume,leur sanctification et leurs relations entre eux.Dans l’assemblée où j’ai grandi ,”Le Monde” était quasiment personnifié et diabolisé et correspondait à tout ce qui était hors champ  purement spirituel. Élevée à coup d’interdits et d’obligations,j’ai mis longtemps à prendre du recul et comprendre que “le Monde” n’est pas un monstre extérieur ,ce n’était pas la télé à la maison,ni aller au cinéma ou au concert mais que c’est en réalité “l’esprit du monde”,bien plus redoutable puisqu’invisible et pernicieux , prêt à rencontrer écho dans chacun de nos cœurs,à commencer par le mien.

Ainsi nous sommes baignés,dès la sortie de la toute petite enfance innocente, dans un système de valeurs absolument opposé à celui de notre Père. La solution n’est pas le confinement physique ,impossible, mais le combat  avec les armes que Dieu a données à ceux qui veulent le suivre. (Ephésiens 6:13-18) pour se “confiner” spirituellement et se protéger.
 
Le Royaume appartient à ces plus petits:comment rester humbles,petits et même s’abaisser volontairement alors que chacun de nous a un besoin viscéral de reconnaissance , d’acceptation et d’amour?Il ne s’agit surtout pas de fausse humilité qui est de l’orgueil déguisé….. Non, c’est par la re-conversion à chaque instant de nos cœurs et nos pensées (v 3).Si nous entendons et croyons profondément, dans notre intériorité ,les paroles nombreuses et inconditionnelles de Dieu comme “Je t’ai gravé sur mes mains »Tu as du prix à mes yeux”,peut être serons-nous moins avides de la reconnaissance de nos pairs et atteindrons nous un peu mieux la paix et la sécurité intérieure.
 
Une mise en garde très solennelle est adressée à celui qui serait une occasion de dérouter un de ces petits, jeunes en âge ou moins ancrés dans la foi,sur son chemin vers le Père et l’en détournerait….par exemple en ancrant profondément et durablement de fausses notions d’un Dieu exigeant,sévère,”père fouettard”,conduisant à faire ainsi fuir les” petits” à jamais loin de ce Dieu là.Ou à l’inverse celles qui  édulcoreraient le message de la Parole de Dieu sans prêcher le salut en Jésus et tout le message biblique,ou en rajoutant ce qui n’est pas de Dieu mais des hommes.
 
Quant à notre propre péché,je ne paraphrase pas les v 8 et 9,mais ils nous montrent combien Dieu hait le pêché. Nous savons bien que la source n’est pas dans nos organes ou membres physiques :nous sommes appelés à la sanctification de nos cœurs et nos pensées. Mais Alléluia,si nous reconnaissons notre pêché devant Lui humblement, nous sommes à chaque heure pardonnés.
 
Enfin quelques mots sur la résolution des différends entre nous:
nous avons un mode d’emploi très concret composé de 3 étapes pour gérer le conflit,qui interroge chacun dans sa gestion des problèmes de relation.Combien de fois ai-je parler d’un problème directement à l’intéressé(e) plutôt qu’à autrui non concerné,avec ma propre version subjective,causant ainsi du tort?
Cela demande du courage,des règles de communication non violente* et si nous nous présentons à froid devant notre sœur,notre frère, avec humilité,en la/le considérant plus grand que nous,je suis certaine que le recours à l’étape 2 sera inutile.Nous aurons gagné un cœur et approfondi la relation, ouvrant sur le pardon et la réconciliation avec notre sœur,notre frère. Isabelle Héritier
 
 
 
*Je recommande, pour ceux qui voudraient aller plus loin sur ce thème, une méthode pour communiquer sans l’agressivité qui provoque la défensive,dans toutes nos relations:
“La communication non violente au quotidien” ( Marshall Rosenberg)

Vendredi 20 mars 2020. Matthieu 17/14-27. Lecteur  Bertrand Missemer

Dans notre situation actuelle où la peur pour nos proches, pour les « plus petits que nous », pour le monde, se fait chaque jour un peu plus pressante, nous entendons ce texte qui pourrait nous culpabiliser si nous en faisions une translation directe du genre : « si vous aviez une foi grande comme une graine de moutarde (de sénévé qui à l’époque de Jésus est la plus petite des graines connues. On les broie et c’est ce qui donne ensuite la moutarde), vous diriez à cette pandémie « stop » et elle s’arrêterait ». Le contresens que nous ferions est à la fois simple et difficile à expliquer. Difficile parce que nous lisons « avoir la foi » comme quelque chose que nous pouvons faire grossir. SIMPLE, si au lieu de comprendre ainsi la foi, nous changions par « être de foi ». Evidemment, cette expression n’est pas en usage. Dans le domaine biblique et spirituel, c’est Dieu qui donne la foi, à comprendre comme CONFIANCE.

Ainsi, permettons à Dieu, malgré notre situation de confinement, de nous toucher, de venir en nous, avec nous, et notre monde en sera changé. Alors cette image de petite graine semée en nous prend un autre sens. Semée en nous, elle peut permettre de voir de belles choses se produire. Chiche ? François Dietz


Jeudi 19 mars 2020. Esaie  39/1-8.  Lectrice  Marie-Pierre Van Den  Bossche

« Après moi le déluge ! » semble dire Ézechias à la fin de ce passage. Dieu a béni ce roi, présenté comme exemplaire, en éradiquant les ennemis présents à la porte de Jérusalem et en le guérissant de sa maladie mortelle.
Qu’arrive-t-il à Ézechias? L’intérêt que lui manifeste le roi de Babylone lui monte à la tête au point qu’il lui dévoile tous ses trésors, y compris son arsenal militaire.
Il n’y a de plus grand trésor et de meilleur allié que YHWH lui a toujours rappelé Esaïe. Puisque Ézechias semble l’avoir oublié, ses enfants en récolteront les fruits. L’attitude désinvolte du souverain montre qu’il a perdu le sens des priorités et des responsabilités. Il pense à court terme et il est aveuglé par son orgueil.
Dans cet épisode d’épidémie qui nous frappe, nous sommes invités à penser au-delà de nous-mêmes et même au-delà de l’éradication du virus. Quel monde voulons-nous transmettre à nos enfants ? Marie-Pierre Van den Bossche



Mercredi 18 mars 2020. Esaie 38/1-22      Lecteur Hervé Gantz

C’est un texte déchirant.  Ezechias est atteint d’une maladie mortelle. Il prie le Seigneur pour trouver grâce à ses yeux. Et il obtient quinze années de sursis. Dieu pour assurer Ezechias de sa Parole arrête littéralement le temps et même le fait revenir en arrière (cf v8) Je vous avoue que je ne sais pas comment l’expliquer. Mais je lis ce texte comme nous rappelant que seul Dieu est le maître du temps.
Aujourd’hui des hommes et des femmes sont touchés par une maladie mortelle. Notre premier réflexe est de penser au Corona Virus mais bien d’autres maladies le sont tout autant. Il est bon de prier pour la guérison, pour une rémission.Mais  en sachant que l’issue possible peut être la mort. Alors le miracle s’accomplira peut-être en nous  et le malade pourra dire comme Ezechias : « Mon amertume s’est changée en paix » (vs17).
Hervé Gantz

Facebooktwittermail